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Le botulisme est une maladie neurologique, le plus souvent d’origine alimentaire. Si les cas sont heureusement assez peu communs, sa vitesse d’évolution et sa gravité en font une maladie d’importance, qu’il est indispensable de prévenir en élevage.
Vous trouverez en fin d’article des éléments d’explication et des conseils aux éleveurs à propos de l’épizootie de botulisme aviaire qui touche le marais de Brière et de Grand-Lieu en Loire-Atlantique (44).
**Quelle est la cause du botulisme ?**:
Le botulisme est provoqué par les bactéries _Clostridium botulinum_, qui peuvent affecter de nombreuses espèces animales. Il existe différentes souches de bactéries qui produisent différents types de toxines. Les humains peuvent également être atteints de botulisme (souches différentes des bovins le plus souvent).
Ces bactéries sont naturellement présentes dans l’environnement. Elles apprécient les milieux anaérobies (sans oxygène), et ont la capacité de sporuler (= produire des spores, formes de survie), notamment dans les cadavres d’animaux. Les spores sont particulièrement résistantes dans l’environnement, parfois plusieurs milliers d’années.
**Dans quelles circonstances se contaminent les bovins ?**:
Le plus souvent, les contaminations sont liées à:
- Abreuvement avec une eau de surface contaminée
- Accès à une pâture ou distribution d’aliments contaminés par des cadavres d’animaux
Les cas les plus graves touchant un grand nombre d’animaux sont le plus souvent rencontrés dans les exploitations utilisant une mélangeuse, ce qui favorise une large diffusion de la toxine dans la ration distribuée.
**Quels sont les symptômes en élevage ?**:
La période d’incubation varie de quelques heures à quelques semaines (variable selon la sensibilité de l’animal et la dose ingérée). La toxine (neurotoxine)
provoque une paralysie ascendante (des postérieurs vers la tête), sans hyperthermie.
- Dans les cas les plus graves (forme suraiguë), on observe la mort des animaux en quelques heures.
- Dans les formes plus classiques, on observe les symptômes suivants : chute brutale de la production laitière, difficultés locomotrices, animaux mous, dysphagie (difficultés à manger) avec une langue pendante et des troubles digestifs. Ces symptômes évoluent vers un décubitus, la tête en auto auscultation, puis la mort en 2-3j par asphyxie ou fausse déglutition.
- Dans certains cas, la forme est subaiguë avec des symptômes atténués, et une évolution favorable.
**Que faire en cas de suspicion ?**:
Il est indispensable d’appeler au plus vite votre vétérinaire traitant. Il faudra en priorité exclure les autres causes possibles (traumatisme, hypocalcémie, intoxications, listériose ). La confirmation passera par des examens de laboratoire (PCR) sur les animaux. Des analyses peuvent également être réalisées sur l’aliment suspect pour mettre en évidence l’origine de la contamination.
**Pas de traitement efficace, mais un vaccin disponible sous ATU**:
Il n’existe pas de traitement curatif chez les ruminants. Dans les foyers, un vaccin est disponible sous Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) pour les bovins et ovins contre le botulisme C et D. Ce vaccin ne peut être utilisé qu’après autorisation de l’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire.
L’effet protecteur du vaccin apparaît seulement un mois après la vaccination.
Ce vaccin peut également être recommandé dans certains cas de suspicion de présence de piégeage de gibier lors de l’ensilage/fauchage ; se renseigner auprès de son vétérinaire sanitaire.
**Comment prévenir le botulisme en élevage ?**:
La prévention passe par les mesures suivantes:
- Accès à une eau de qualité
- Qualité des fourrages (ensilages, enrubannages principalement):
- Utiliser des barres d’effarouchement
- Anaérobiose (absence d’oxygène) : tassage soigné, coupe suffisamment fine, taux de MS maîtrisé, bâches de bonne qualité et en bon état, dératisation à jour
- Limiter la présence de terre : matériel propre pour tasser, hauteur de coupe adaptée, dalle béton idéalement
- En cas d’achat de fumier de volailles : réserver son épandage pour les cultures, avec enfouissement, par temps non venteux
- En cas de présence de cadavres sur l’exploitation (oiseaux, rongeurs ) : ne jamais les jeter dans la fosse ou la fumière : ils pourraient se composter et libérer des toxines qui contamineraient ensuite vos parcelles lors d’épandage
**Aspects réglementaires des cas de botulisme en France**:
Depuis 2006, le botulisme est réglementé en France sur les oiseaux sauvages et les bovins. Depuis 2013, les cas sont soumis à déclaration obligatoire auprès de la DDCSPP pour toutes les espèces animales. Cette maladie ne figure par contre pas dans la nouvelle Loi Santé Animale (LSA) européenne.
**_EPIZOOTIE DE BOTULISME AVIAIRE EN LOIRE-ATLANTIQUE : quelques éléments d’explication_**
Depuis plusieurs semaines, une épizootie de botulisme aviaire touche les oiseaux dans le marais de Brière et de Grand-Lieu en Loire-Atlantique (plusieurs mil
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📌 Le Botulisme Chez Les Bovins
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